Attila Marcel
Réalisateur: Sylvain Chomet
Stars: Guillaume Gouix, Anne Le Ny, Bernadette Lafont, Hélène Vincent, Luis Rego, Jean-Claude Dreyfus
Paul est trentenaire et vit avec ses tantes. Celles-ci
rêvent de le voir devenir pianiste virtuose. Entre les leçons de piano et
l'accompagnement musical des leçons de danse données par les deux vieilles
filles, Paul rencontre Madame Proust, une voisine qui fait revivre les
souvenirs enfouis grace à des plantes miraculeuses. Paul va enfin pouvoir se
rappeler de son enfance et de ses parents.
Comédie pleine d'inventivité dans le
pur style Chomet, moins irritant que "les Triplettes de Belleville",
plus efficace que "L'illusionniste". En effet, en passant au film live, Sylvain Chomet ne perd absolument pas son âme, tout en
laissant comme d'habitude une place prépondérante à la musique. A la fois
poétique, drôle et émouvant, voici un vrai film d'auteur, très agréable, et
d'une efficacité redoutable. Avec en
plus l'émotion de retrouver la regrettée Bernadette Lafont décédée un peu avant
la sortie du film.
Réalisateur des films d’animation cultes "Les Triplettes de Belleville" en 2003 et "L’illusionniste" en 2010, Sylvain Chomet signe ici son premier long-métrage en prises de vues réelles. Il s'y était quand même déjà essayé pour un sketch dans le film collectif "Paris je t’aime" en 2006.
Attila Marcel était une chanson pastichant Edith Piaf sur la bande originale des "Triplettes de Belleville" : «Moi mon homme c’est un vrai / C’est un dur, un balaise / Je
vois la mort de près / Dans ses yeux de braise / Il me fait ce que
personne n’ose / Il couvre mon corps d’ecchymoses / Il m’assomme, Il
m’poche les yeux / Il m’fait la vie en bleu».
Sylvain Chomet a décidé de confier le rôle principal de Paul à Guillaume Gouix, récemment découvert pour son rôle de criminel barbare dans la série "Les Revenants".
Attila Marcel est le dernier film de la comédienne Bernadette Lafont, décédée le 25 juillet 2013 à l'âge de 74 ans. Elle fut considérée comme une égérie de la Nouvelle Vague, grâce à ses rôles dans "Les Mistons" en 1957 de François Truffaut, "Les Bonnes Femmes" en 1960 de Claude Chabrol et surtout "La Maman et la putain" en 1973 de Jean Eustache.

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